Considérant avec quelle facilité infinie chacun, grâce au daguerréotype, peut faire faire aujourd'hui son portrait, alors que jadis un portrait fidèle était le privilège exclusif des riches ou des aristocrates de l'esprit, il en conclut naturellement qu'au lieu d'immortaliser des génies, le portrait ne servait à présent qu'à quotidianiser les imbéciles.
En outre, lorsque tout le monde publie son portrait, la vrai distinction consiste à ne pas publier le sien.
Herman Melville
Pierre ou les Ambiguïtés
Livre XVII, chapitre III